Enjeux et pratiques du bio pour les distributeurs

Le bio et ses enjeux pour les distributeurs

Enjeux et pratiques du bio pour les distributeurs

« On vit actuellement une refondation du système alimentaire dans tous les pays occidentaux. Le bio est un peu la métaphore, la narration nouvelle du manger mieux, se sentir mieux avec la nature. C’est un vrai combat de refondation du modèle alimentaire français, qui a montré ses failles, ses limites. C’est une remise en cause du productivisme. On est allés trop loin dans la société. À travers le bio, on peut refaire parler les producteurs, relocaliser les productions, on peut les retracer. » annonce Michel-Edouard Leclerc lors de l’inauguration de son premier Marché bio à Saintes.

En effet, une prise de conscience sociétale amène maintenant les consommateurs à vouloir manger mieux pour être plus en accord avec l’environnement et adopter une consommation responsable. Ces dernières années, les filières agricoles biologiques ne cessent de se développer pour répondre à une demande toujours plus forte des consommateurs. On a pu observer une croissance de 20,9 % en 2018 pour le marché de l’alimentaire bio ! Ces chiffres sont les plus performants dans l’histoire de l’alimentaire. Simultanément, les ventes de PGC-FLS (Frais Libre-Service) ont stagné à +1,5 % en 2017, alors que celles du bio se sont envolées.

Certes, le bio ne représente que 3,4 % du marché alimentaire des GMS, mais les prévisions annoncent pour la suite un maintien d’une expansion à deux chiffres. Pour tenir ce cap, certains axes de réflexion sont exploitables et exploités.

Développer l’offre bio en magasin

Afin de répondre à cette transition et garder le cap sur l’expansion, les distributeurs développent beaucoup de projets d’innovation. On a compté en 2018 près de 700 lancements en marques de distributeurs bio (MDD) – soit 88% d’augmentation par rapport à 2017 – qui se sont enrichies de plus de 30% au cours de l’année dernière.

Face aux actions de ces distributeurs, les industriels réagissent, mais plus lentement… Particulièrement les grands groupes. En effet, certaines marques viennent tout juste d’apposer le logo « Agriculture bio » sur leurs produits. Seul bémol, le train du bio est déjà parti sans elles. Ces grands groupes ne représentent à peine qu’un quart du CA du bio en grande surface alimentaire (GSA), contre 43% pour les MDD et 32% pour les petits groupes.

Les enjeux des filières du bio

Sécuriser et développer les filières d’approvisionnement représente donc l’une des priorités stratégiques pour pouvoir innover et accélérer les créations de produits. Outre les refontes de leurs chartes graphiques dédiées à leurs différentes marques bio et la réduction de leurs emballages, les différentes GSA veulent renforcer leur engagement auprès de leurs producteurs partenaires, presque à l’image des AMAP et autres Biocoop.

Pour susciter de l’émulation et motiver ses troupes, l’enseigne Les Mousquetaires a par exemple mis en œuvre, sous forme de challenge interne, une fonctionnalité dans le livre de caisse, qui permet de mesurer les ventes bio dans chacun de ses magasins. L’avantage de ce projet est double. Il permet d’abord de motiver les consommateurs à acheter bio, et incite les employés à diriger les clients vers le bio. De nombreux autres leviers comme l’agencement des linéaires dédiés au bio, l’ouverture vers le e-commerce, ou d’éventuelles promotions (le prix restant un de principaux freins à la consommation de bio), restent à exploiter.

Face à l’ultra-dynamisme des GSA, qui se voient même pour certaines en experts, les distributeurs spécialisés historiques entendent bien ne pas se laisser distancer. « Nous avons déjà commencé à réagir. Nous restons ancrés sur nos valeurs, mais on l’exprime davantage. Nous souhaitons par ailleurs miser sur l’expérience client en magasin », confie Orion Porta, le directeur général de Biocoop. Ce que l’on peut en retenir, c’est que les distributeurs (classiques et spécialisés) s’inspirent mutuellement afin d’ancrer leurs offres dans l’esprit des consommateurs.

Les industriels quant à eux ont bien compris que la transition écologique, qui passe par la transition alimentaire, est tout sauf une option et qu’ils doivent faire vite. En effet, les consommateurs sont prêts à faire des choix plus radicaux pour leur alimentation et leur santé, et ainsi toute la chaîne doit suivre. De la production à la distribution en passant par l’acheminement et la transformation des produits, la transition est amorcée mais doit encore évoluer et se pérenniser.

L’offre EDELVI BIO 360 spécialement conçue

C’est donc tout naturellement qu’Edelvi a développé son offre « BIO 360 ». Imaginée pour coller parfaitement aux besoins du marché et à la demande de réassurance des consommateurs, l’offre « BIO 360 » met à disposition de nos clients (industriels et distributeurs) du personnel qualifié. Spécifiquement recruté puis continuellement formé aux spécificités du marché bio, par notre naturopathe certifiée, les équipes de vendeurs et animateurs deviennent de véritables experts ambassadeurs du bio.

Pour plus d’informations sur l’offre « BIO 360 » d’Edelvi, n’hésitez pas à contacter notre Directrice du Développement Sophie Descroix : sophiedescroix@edelvi.fr / 07 86 54 30 71

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Clément Le Lann